Dix pieds sur Terre

09 février 2018

{this moment}

{this moment} - A Friday ritual. A single photo - no words - capturing a moment from the week. A simple, special, extraordinary moment. A moment I want to pause, savor and remember.

 

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05 février 2018

Augustine, Onze

Elle s'est mise au foot, numéro soixante quatre. Sans doute parce que l'entraîneur de l'équipe des U11 Girls Football Team était sa maîtresse de l'année dernière et la saison de CrossCountry était finie. Elle aime courir, elle aime bouger. Finalement, avec son équipe, après des scores en début de "saison" presque risibles (la dizaine de buts pris en des matchs de 15 min max !!!), est arrivée 3ième du championnat des écoles internationales de Singapour (bon, yavait pas beaucoup d'équipes non plus). Ça flatte son tempérament compétitif, à Augustine, de collecter médailles et trophées. La saison du foot est terminée, mais elle veut continuer à courir.

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Hier, c'était elle la reine de la fête. On a dérogé à l'usage de n'inviter que le nombre de copains/copines correspondant à son âge et puis ya quelques frères et soeurs qui se sont joints au fun ... On n'a pas fait une chasse au trésor, mais une espèce de "Escape Game" (et les allées et venues de Manech dans les différentes pièces ont ruiné la crédibilité du jeu), une hisoire de pharaons, de mommie, de pyramides (et des codes, et des équations, et des labyrinthes). Avec une petite quinzaine de filles de 10 ou 11 ans dans la maison, le niveau sonore est monté très (trop) haut ! Après le jeu, il y a eu le gateau, la piscine, entre les averses, ils ont eu de la chance. Augustine a dit hier soir "Oh que je suis fatiguée" (ce qui n'arrive pas si souvent) et moi j'étais bien contente parce que des fois, j'ai peur de ne pas lui offrir assez d'occasions de se dépenser ...

My Invitation (copy)

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Augustine a 11 ans, donc. À l'aube de son changement d'école (on attaque le Secondaire, l'année prochaine !), elle change aussi, un peu, par à-coups, et puis non, et puis oui. À l'école, c'est la sérieuse, l'engagée, la responsable, qui veut rentrer plus tôt de la balade dominicale pour faire ses devoirs, qui ne voit toujours pas comment on peut trouver un problème de maths rébarbatif, se plonge dans les énigmes et calculs en tous genre. Elle n'est pas trop difficile à stimuler, Augustine, elle aime l'école, les défis, se creuser les méninges, elle aime l'effort. Elle aime aussi le mandarin, râle pour la forme quand il faut faire du français, mais quand je l'entends utiliser certains mots lus rien qu'une fois dans un bouquin, je me dis que c'était inespéré et je remercie le ciel.

Elle aime aussi être la première (même si elle n'y arrive pas si souvent), se prend régulièrement le bec avec son grand-petit frère (qu'elle sait très bien comment faire partir au quart de tour). Elle tente aussi de sortir des "Non" bien nets, histoire de voir ce qui va se passer du côté parental (et où l'on réalise qu'après la guerre des nerfs des Terrible-Two, il va falloir remettre le couvert ...). Mais la rébellion en reste là, pour le moment.

Augustine a de l'humour, de la raison, des idées, des envies. Augustine est raisonnable, elle dit souvent "C'est comme tu veux", se plie aux contraintes. Augustine comprend et se met à la place. Augustine aime toujours autant lire, elle fait feu de tout bois, même les albums empruntés pour les petits, elle s'y plonge et ça aussi ça me met en joie: à 11 ans savoir apprécier l'Odyssée d'Homère et un album illustré, c'est bien pour la suite.


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À l'école, elle va bientôt s'atteler à son projet d'Exposition, une sorte de "chef d'oeuvre" de fin de Primaire: une production créative approfondie, témoignant de ses réflexions (le thème globale est imposé, la problématique, l'exploration et la conclusion sont siennes). Neuf semaines durant, elle va réfléchir, questionner, rédiger, créer, communiquer, enquêter sur son sujet, avant de le présenter devant toute l'école et au delà ... Je crois bien que j'ai encore plus hâte qu'elle de voir ça ...

Je l'observe grandir, des fois, je me remémore les premiers mois, les premières années, aux Pays-Bas, ce petit bébé, à la crèche, qui balbutiait quelques mots en néerlandais. Impossible, évidemment, de deviner où, comment, avec qui, elle fêterait son onzième anniversaire. La parentalité est une aventure pour tout le monde, mais la voir évoluer dans ce milieu, avec ces défis, ce mode de vie si différent du nôtre à son âge est source de beaucoup d'interrogations de notre côté.

Heureusement, elle a onze ans, elle est aux portes de l'adolescence, qui rime très bien avec insouciance. Qu'elle en profite !

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22 janvier 2018

Petites choses utiles en voyage

Parce que ma petite soeur est "passée nous voir" (ce qui, dans nos usages familiaux veut dire qu'elle a pris un avion d'Auckland à Paris avec quelques jours d'escale à Singapour) et qu'en plus, on a fait deux petites valises-cabines pour le temps d'un week end, je me suis remise à penser à ce billet que je voulais écrire, plus pour moi que pour les autres. 

Un billet sous forme de liste, la liste de mes petits objets utiles en voyage. C'est vraiment pour moi parce que les milliards de blogs "Famille en voyage" ou "Bébé nomade", dégoulinant de conseils (d'achats, tous les mêmes et souvent des vrais gadgets hors de prix) ou de liens affiliés (par ici la monnaie ...), ça me court sur le haricot, donc je vais pas en faire un de plus. Et puis en plus, cette liste que j'avais jeté dans un carnet, c'était vraiment du "Ici et maintenant", parce que quelques mois plus tard, certains de ces objets ne se justifient plus. 

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Ne pas oublier nos enfants !

Commençons d'ailleurs par celui qui est maintenant remisé dans un placard, en attendant une autre famille (je ne me résoud pas à le vendre car je me dis qu'il pourrait servir à l'occasion de visiteurs pourvus en petits-bébés). 

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 C'est le lit de voyage de Manech, celui dans lequel il a dormi une année durant, depuis notre départ de la Chine en juin 2016 jusqu'à l'achat d'un lit "de grand" (enfin, de moyen), en août 2017. Nous n'avions pas de lit dit "parapluie", et puis de toutes façons, ce genre de couchage ne s'accomodait pas de nos besoins en voyage. Nous l'avons casé tant bien que mal dans le camping-car français, puis dans tous les AirBnB où nous sommes restés en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, et enfin dans sa nouvelle chambre à Singapour, pour quelques mois après notre arrivée. Son intérêt ? Son poids : 3 kg et des poussières ("moins lourd que votre bébé", dit la pub) et franchement, ça s'est complètement justifié ! Des petits montants et un cadre en alu tout légers, un filet en guise de "barreaux", un matelas autogonflant, un lit minimaliste mais génial pour ne pas avoir envie de l'abandonner au premier comptoir d'aéroport. MiniMan a appris cet été à escalader les lits à barrières hautes, le rendant d'un coup obsolète, mais clairement, l'investissement (à coup de bons cadeaux chez Am*zon) a été plus que rentabilisé !

 

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Installation de la nuit dans le camping-car, quelque part en France, été 2016

 

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★ Dans la même idée (truc pour bébé), un objet qu'on n'a jamais utilisé avec les grands, c'est le fameux siège en tissu pour installer Manech sur une chaise pour grand. J'en avais vaguement entendu parler il y a longtemps (les marketeurs avait eu la mauvaise idée d'appeler ça un "siège nomade", il n'en n'a pas fallu beaucoup plus pour me faire fuir), mais jusqu'à présent, ça ne nous avais pas manqué plus que ça. C'est une copine, lors de notre passage aux Sables d'Olonnes qui m'a fait tester. Finalement, on l'a sorti tous les jours pendant des mois, ou presque. Avec deux petites bretelles, c'était un bon moyen de garder le petiot sur une chaise, juste le temps de manger (depuis qu'on a retrouvé les chaises "évolutives", ça a bien changé ...).

 

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Auckland, Janvier 2017 (avec le torchon sur l'assise de la chaise quand même !)

Il y a aussi les objets qu'on a acquis en cours de voyage, et qu'on utilise toujours en statique.

boites_pliables_silicones Les boîtes pliables en silicones en font partie. Je les avais trouvées dans un supermarché en France, et elles ont servi à tout: stocker des restes de nourriture, transporter des goûters, ranger des cables ou des petits jouets pour enfants, ou les trouvailles des uns des autres (fraises des bois, cailloux ...) ... Elles sont plutôt légères et surtout, une fois vides, elles se replient dans le sac et prennent beaucoup moins de place. Ici encore, elles nous suivent à chaque sortie pour y mettre des fruits coupés ou des biscuits pour les petites faims. Depuis, j'ai récupéré une version "lunch-box" avec des compartiments, qui est bien mais moins transportable. Parce que les sacs en plastique jetable, c'est pratique, mais ça me mine de jeter un sac ziplock à chaque sortie au jardin botanique ...

 

 

 

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★ Toujours en parlant de nourriture pour gens qui bougent ... s'il y a bien un ustensile sans lequel je ne partirai jamais en voyage au long cours, c'est un (bon) épluche-légume (parce que oui, on mange beaucoup de fruits et de légumes). Mais pas n'importe lequel, celui qui a un manche noir et qui épluche nickel (et pas trop épais). Le nôtre avait quitté la Chine dans nos valises, j'ai béni sa présence à chaque fois que nous arrivions dans une maison et que j'ouvrais le tiroir des couteaux (on sait bien ce que je pense des couteaux). Toujours, partout, tout le temps, j'ai besoin d'un bon épluche-légume (les couteaux des locations laissent souvent à désirer). Le mien, il venait de Brou en France, et depuis, il doit faire le bonheur de quelqu'un à Raglan, en Nouvelle-Zélande, parce que je l'y ai oublié dans un batch en décembre 2016 (bouh, un an déjà) et qu'il me manque beaucoup. Après toutes ces pérégrinations, l'oublier là-bas, j'ai cru en pleurer de désespoir. Bref, j'en ai retrouvé un depuis (moins bien mais voilà, quoi ...), mais si jamais un jour quelqu'un va à Brou et qu'il a de la place dans ses valises ...

 

 

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★ Le suivant, c'était aussi une acquisition "en cours de route", parce ce que dans le camping-car, il nous manquait un peu de musique ... On n'est pas bien équipés à la maison: on n'avait rien d'autre qu'un laptop (et l'autoradio naze du camion) pour écouter nos chansons. Alors on est passés dans une fnac et on en est repartis avec un petit haut parleur antichoc anti gouttes d'eau qui nous a suivi partout depuis. Alors nous, modestement, on n'est pas des grands amateurs de musique, c'est pas à nous qu'il faut essayer de vendre le matos de maboules ultra bass sound system haute résolution en dix fois sans frais ("parce que vous le valez bien, madame"). La petite enceinte a quand même apporté beaucoup de joie, de douceur, de chansons et de bonne humeur partout où nous sommes passés. On l'accrochait au rétroviseur du camion, aujourd'hui encore, elle est là, juste à côté du bureau, on la recharge de temps en temps et ça suffit bien ... 

 

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Cuisine française dans notre maison de Hastings ... en musique ! (Janvier 2017)

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★ Juste avant de quitter la Chine (cartons vers la France, valises avec nous), j'ai eu envie de me faire une petite "trousse" de fournitures "de bureau" pour tous les petits besoins en route (écrire une lettre, travailler avec les enfants...). En m'inspirant de FlyLady et de son Office in a bag, je m'en suis fait un, à l'aide d'une ancienne trousse de toilette d'AirFrance. Dedans: de quoi écrire, surligner, coller, agrafer, perforer, marquer des pages, découper, le tout en version "hautement transportable". Et c'est devenu le "Anne's office in a bag" officiel qui m'a bien servi. Encore maintenant dans une vraie maison, il reste près du "coin bureau", les enfants me le jalousent et je dois le défendre férocement.

 

 

 

 

 

 

DSC01727★ L'histoie de la sacoche à passeports est partie d'une mésaventure rapportée par une famille d'expatriés il y a quelques années. En voyage ferroviaire en Europe, ils quittent leur sac à dos des yeux quelques instants, le sac disparaît ... et tout avec (appareils photos, ordinateur, disques dur, etc ...) y compris les passeports. Clairement, faire refaire six passeports en catastrophe pendant une période de fêtes ou de vacances scolaires alors qu'on est pressés par le temps, sans parler des visas et titres de résidence associés aux passeports (on change de passeport, faut tout faire refaire dans les administrations correspondantes), c'est une énorme  galère. Alors je me suis jurée de ne jamais laisser nos précieux documents loin de nous pendant nos voyages et j'ai trouvé cette pochette qui peut contenir 6 passeports (ce qui n'est jamais le cas des trucs "spécial voyage") et que je garde contre moi jusqu'à être arrivée à bon port.

 

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★ Pour ce qui est de la liseuse, c'est le résultat d'années (oui oui) de tergiversations: livre papier ? livre électronique ? Des mois durant, je me suis posée la question: est-ce que ça vaut le coup ? (oui, je suis trèèèès patiente). Je ne vais pas rentrer à nouveau dans le débat, parce qu'il n'y a pas de bonne réponse. Même après l'acquisition de la chose, je lui trouve encore des défauts (impossible/difficile de prêter un livre à un ami, entre autre), mais  elle nous a permis de traverser la planète les poches pleines de lectures sans alourdir les valises et ça, quand on voyage à 6 (dont 4 qui ne portent pas grand chose) ça vaut cher ... Même Augustine en a une maintenant, les 7 tomes d'Harry Potter ne la quittent plus. La liseuse, c'est ce qui nous permet aussi de continuer à lire en français sans avoir besoin de faire traverser des océans/continents à des livres commandés par internet ou d'attendre des livraisons familiales ou encore de charger les valises au retour des vacances d'été. On reste aussi tributaire d'un mastodonte de la vente par correspondance qui ne paye pas vraiment ses impôts là où il devrait (soupir, rien n'est parfait en ce bas monde). Mais au milieu de nulle part dans le Nord du Vietnam, il suffit d'une connexion Wifi pour rendre MonsieurPapa heureux avec le dernier Vargas ...

 

DSC01729★ Le dernier petit accessoire de voyage ne m'a pas excessivement servi. Mais pour les rares occasions où il a été sorti, j'étais bien contente de l'avoir. Prévoyant des accrocs, des boutons perdus, des fils qui se barrent ... sur le même modèle que le Anne's Office in a Bag, j'ai bricolé à partir de mes affaires de coutures un "Petit (tout petit) nécessaire de couture", un petit kit de survie pour urgences textiles. J'y ai aussi rajouté un multi-usage "tournevis/clé allen etc ..."  qui lui, a beaucoup servi ! Si on devait repartir je crois que ça deviendrait une espèce de trousse de dépannage à tout faire (on ne sait jamais quand on peut avoir besoin d'un tournevis !).

Voilà donc une sorte de liste, de nos petites affaires, de bric et de broc, taillée sur mesure, testée et approuvée (avec une Maman qui tend au minimalisme, on ne s'embarrasse pas longtemps de choses qui ne comptent pas beaucoup pour nous !).

Si on devait repartir Quand on repartira, je me demande ce qu'il en restera et ce que nous remettrons dans nos valises ?

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01 janvier 2018

In 2018

(make)

Bonne année_2018

every day

 

MATTER

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VoyageAuVietnam: Cat Ba, la plage et la forêt

Et la suite du périple... Petite pause d'une nuit à Hanoi où nous avons retrouvé nos amis de Shanghai, fait une lessive, récuré les gamins, refait le plein de goûters pour les voyages en voiture. Et on est repartis pour un tour: en bus, direction Cat Ba, une petite île assez touristique à quelques heures de Hanoi. 

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Et on s'est posés pour 3 jours dans une belle bâtisse, au fond d'un jardin très vert. Un écrin de tranquilité, de calme, loin de la ville, bruyante et poussiéreuse.

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On est sortis quand même, se balader dans la ville (Cat Ba Town, really ? La ville doit forcément avoir un "vrai" nom). Le chemin à pied le long de la route, on l'a fait une fois, évidemment. Ensuite, on a accepté de se faire racketter (un peu) par les taxis... Au marché, c'était chouette, yavait comme un petit air de la Chine. On a fait le plein de mandarines.


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Et puis on a poussé jusqu'à la plage. En préparant les valises, j'avais un temps envisagé que cela puisse être notre "partie de plage" de ces vacances, avec dans mes souvenirs des plages d'Asie du Sud-Est, aux eaux chaudes ... J'avais mis dans les valises maillots de bain et T-shirts anti-UV et même de la crème solaire. Ils se sont quand même mouillés, un peu, mais ils ont surtout joué, joué, joué sur la plage, cherché des coquillages, des cailloux. Les jeux de plages classiques, finalement.

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Ce même jour, on a longé la côte sur un sentier qui m'a presque rappelé le sentier côtier breton, pour atterrir sur une autre petite plage, aux airs endormis de plage en hiver, quelques enfants habillés sur le sable. Ce qui était plus triste, c'était surtout l'affreuse construction en béton qui se préparait à dominer l'endroit, chantier en cours, gris, massif. Moche. Les promoteurs chinois, nous a-t-on dit ...

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 Le lendemain, on avait réservé THE excursion de notre séjour insulaire: une balade au coeur du parc national de l'île, une traversée de la forêt suivie d'un retour en bateau vers Cat Ba Town. Dès le matin, on s'est demandés dans quoi on s'était embarqués. Clairement, l'excursion est un must-do: toutes les "agences" la vendent avec peu de variations. Toutes promettent un truc "exclusif", loin des sentiers battus pour vraiment pas cher (ah ah ah). Alors à 8 ou 9 heures du matin, quand tous les touristes qui ont payé (pas cher, quand même) pour un truc "loin des sentiers battus" se retrouvent entourés (de plein) d'autres touristes qui aiment aussi voyager "loin des sentiers battus", ils râlent un peu. Bon, en vrai, les sentiers n'étaient pas battus partout et des fois, il fallait s'aider des mains. En vrai, la balade dans la forêt était fort plaisante. On a laissé le troupeau d'aventuriers s'aventurer plus avant, et nous avec nos 6 enfants et notre lenteur, on a pris notre temps et c'était bien sympa d'être tous seuls ... J'ai aimé cette forêt, ces feuilles trouées, ces grosses roches escarpées. On a bien sué quand même, mais pas autant que un de nos guides (un Viet tout petit, qui était sans doute assez âgé), qui a finit la course avec la fille de nos amis sur le dos et nous aurait mis une bonne longueur d'avance quand même ! À midi, on a pris un repas, une fois la forêt passée (et laissé un gros pourboire à notre guide-porteur !). Les autres marcheurs (des Occidentaux pour la plupart) nous regardaient d'un autre oeil: oui, des enfants peuvent aussi marcher (hors des sentiers battus héhéhéhé).

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Une fois de l'autre côté de l'île, on a retrouvé nos aventuriers, et on a pris un bateau pour contourner l'île et revenir au point de départ. Malgré le ciel un peu couvert, c'était plaisant ... On se réjouissait d'avance d'estimer le nombre de kilomètres parcourus par nos enfants et la rapidité à laquelle ils allaient s'endormir le soir.

Le paysage côtier est donc assez typique, et ressemble finalement beaucoup à ce qu'on verra à Ha Long: des îlots karstiques, un dédale de cailloux, des bateaux de pêcheurs ici et là, quelques maisons flottantes. Dans le package de la sortie, il y avait le détour par Monkey Island. Je n'ai compris que plus tard ce que ça voulait dire (oui oui, pourtant). Ça voulait dire un petit coup de stress quand on a sorti le goûter des enfants, rapport aux singes qui voulaient eux-aussi un petit goûter. En gros, c'était juste ça: des groupes de singes qui venaient quémander aux touristes sur la plage. Et c'était nul. Sauf quand des touristes chinois se croyaient bien malins de vouloir nourrir les bêtes de la main à la main. Là, on a bien rigolé (un peu jaune quand les dents sont sorties ...). Bref, il fallait vite repartir, il faisait gris, on avait un peu froid, yavait trop de monde (et trop de bêtes ? mais qui est la bête?), si on avait su, on aurait bien zappé la sortie "Île des singes". 

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À la fin de cette journée, c'était déjà la fin de notre séjour à Cat Ba. Je me demande un peu quoi penser de cette "escale touristique". Certes, nous étions en plein hiver, "morte saison", mais en été, imaginer l'endroit (encore plus) grouillant, les touristes chinois (qui sont tout près de chez eux), la foule, ça m'aurait un peu refroidi... 

(Certaines photos de ce billet sont plus belles que les autres: ce sont celles de Benoît, merci à lui !)

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28 décembre 2017

VoyageAuVietnam: Ba Be National Park (sous la pluie)

Et au petit matin, nous nous sommes retrouvés sur les trottoirs du Old Quarter de Hanoi, les enfants se frottaient les yeux de leur courte nuit, on avait quelques heures à tirer avant de repartir d'ici. Si on vous dit qu'Hanoi est une ville bouillonnante d'activité, ce n'est pas le cas à 5 heures du matin ... Heureusement, la providence nous a mené vers un backpackers et sa grande salle commune encore vide. Forcément, c'est happy hour tous les soirs, alors les p'tits jeunes de l'auberge, ils ont émergé beaucoup plus tard. On a donc passé le temps avant de sauter dans une voiture direction Ba Be National Park.

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Une fois partis, on s'est arrêtés à Thai Ngyuen, une petite bourgade qui abritait un musée sur les ethnies du Vietnam. Le grand endroit était vide (est-ce parce que nous étions les premiers arrivés ?), le tout n'était pas des plus pédagogiques, mais donnait un bon aperçu des (nombreuses) ethnies du coin (et de la complexité de l'ensemble).

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Pause déjeuner sur la route, dans l'équivalent d'un restaurant de routier ...

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Et nous sommes arrivés près du lac de Ba Be, dans le parc national éponyme. Le premier jour, la météo était encore relativement clémente, quoique brumeuse. On a fait quelques photos, et puis on a rallié notre homestay. Il n'y avait personne. Mais personne personne quoi. Je me suis rappelée de ce qu'un guide vietnamien nous avait dit quelques jours plus tôt: "Ba Be ? Bof, c'est pas très intéressant !". Du coup, on était ravis.

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Dans notre homestay, on a quand même croisé quelques touristes perdus, dont 3 Américains avec qui nous avons discuté de leur mauvaise fortune politique du moment, c'était un peu irréel. Au petit matin, on a pris des forces pour la journée et on a prié le dieu de la météo de nous épargner.

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Mais évidemment, au moment de partir se promener et explorer un peu les environs dans une barque, il s'est mis à pleuvoir ... et il a plu jusqu'au soir (et même le lendemain !). Sous une pluie parfois battante, parfois fine, nous avons parcouru les lacs de Ba Be, longé les berges humides, fait coucou aux buffles, admiré les arbres immenses.

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Nous sommes arrivés près d'un petit village, avons laissé la barque pour une balade à pied, le long des champs. L'endroit était fort isolé mais les maisons étaient vastes et bien construites. En passant devant l'école (maternelle), je me suis demandée ce qui passait par la tête de mes enfants: oui, dans un pays étranger, au milieu d'un entrelac de lacs et de montagnes, les salles de classe, les dessins au mur, les jeux des enfants sont les mêmes. On  a fait la même blague relou qu'on fait tout le temps: "Alors les enfants, on vous y laisse ?", Manech a secoué la tête, mais il a voulu grimper sur la balançoire quand même.

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Puis on est repartis. Il pleuvait toujours. On s'est dirigés vers une grande grotte, un truc majestueux, sous lequel passait la rivière. On a attaché la barque et poursuivit la balade à l'intérieur, sous une très haute voûte. Il y avait des chauve-souris et évidemment les enfants se sont disputés pour la lampe torche.

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Et rebelote ... 

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Avant de se poser pour le déjeuner dans une maison, seule au bord de la rivière. Les fourneaux chauffaient l'air humide et frais, les hommes jouaient aux cartes (en attendant que la pluie cesse ? ah ah ah). On a bien mangé, même si je me demande toujours dans quelle mesure les plats servis sont "accommodés" au goût occidental (parce que ce n'était pas très relevé).

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Le riz gluant qui est mis à sécher

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On est allé voir des petites chutes d'eau

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Et puis on est rentrés, parce qu'on commençait à en avoir marre de se faire tremper ...

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Dans la soirée, l'électricité a été coupée dans le village (pourquoi ? on n'a pas su: pour des travaux ? une restriction gouvernementale ?). Il ne nous restait plus qu'à nous réchauffer sous les couvertures, bouquiner à la lueur des lampes frontales, écouter la pluie tomber sur le toit, ne rien faire.

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Le lendemain, il fallait repartir, déjà. J'aurai aimé, évidemment, une météo plus clémentes, parce qu'alors j'aurai envoyé les enfants parcourir les petits chemins, explorer les environs à pied, sans craindre la circulation et toutes ces choses que je n'aime pas en ville. Notre guide nous parlé de toutes ces randonnées dans le coin et j'en salivais rien qu'à y penser. Ce sera pour une prochaine fois, sans les enfants ...

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Au retour, on a quand même fait un petit détour pour aller voir une autre grotte, qui s'enfonçait profondément dans la terre cette fois-ci. Je n'ai plus ses mensurations en tête, je retiens très mal les chiffres. Ce que je retiens, par contre, c'est la solitude de l'endroit, le long chemin tortueux qui descendait à n'en plus finir, le silence, ces monstrueuses plaques de roches qui s'étaient effondrées il y a longtemps, arrachant des millions d'années de concrétions et laissant de vastes espaces de plafond nus et lisses. Les éclairages étaient faibles et disparates (ce qui m'a réconcilié avec les visites de grottes, après la débauches de spots colorés déversant leurs lumen dans les grottes chinoises visitées -mais où donc ? je ne me rappelle plus). Ici et là, des draperies minérales brillaient un peu quand on pointait la lampe, une colonne s'était formée. Et puis, une statue (Guanyin, boddhisattva de la compassion) et celle d'un Bouddha.

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On a pris notre temps dans cette grotte, notre guide a dû nous dire qu'il était temps de rentrer ... Sur TripAdvisor, on croise des gens qui disent encore que Ba Be n'a aucun intérêt. Mais moi ça me va tout à fait que beaucoup ne trouvent pas d'intérêt à cet endroit. 


 

Après ça, on a repris la voiture et on est donc retourné à Hanoi. Il était temps d'entamer la deuxième partie du voyage, où nous retrouvions nos amis de Shanghai.

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25 décembre 2017

VoyageAuVietnam: randonnée villages et rizières (vers Sa Pa)

Et déjà il a fallu reprendre le train de nuit. Mais avant ça, je voulais encore marcheeeeer (j'etais venue pour ça, non ?). La solution la plus simple a donc été de rallier Sa Pa (étape vers Lao Cai et donc Hanoi) depuis notre village, non pas en voiture sur la route poussiéreuse, mais à pied par les petits sentiers. Notre chemin est donc passé par Ta Van, puis Lao Chai,Ý Linh Hồ, et puis enfin Sa Pa, sur des petits chemins de terre sèche et blanche.

Ce jour-là, comme les autres, l'air n'était pas vraiment clair, il y a eu presque toute la journée une petite brume qui nous a caché le bleu du ciel. On n'en n'a pas moins pris quelques couleurs ! Il est vrai que nous avons pris le long way home, rajoutant des "petites sections" à chaque croisement (et possiblité de rallier Sa Pa plus rapidement). On a fait pas mal de kilomètres, au début dans les villages, on a croisé beaucoup de promeneurs, accompagnés de leurs guides, de gens du coin à moto, de cochons, d'enfants qui allaient et rentraient de l'école. Dans les villages, il y avait des homestays, mais aussi des petites églises, des gargottes, de la musique qui sort de certaines cabanes, la vie de villages, quoi.

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(des enfants qui jouent...)

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(et des saucisses qui sèchent !)

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(yen a un qui voit rien ...)

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On y cultive, devinez-quoi ? Du riz ...

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Après Ý Linh Hồ, on s'est perdus entre les rizières, on n'a plus croisé de monde, qu'une paire de randonneurs un peu égarés, comme nous ... On a suivi la direction indiquée par un petit vieux, moi j'avais peur d'être partie un peu loin (et évidemment, hum, pas de carte, juste un vague plan dessiné à main levée pris en photo le matin-même ...). Et finalement on a fini retomber sur la "grande" route qui nous a mené tout droit vers Sa Pa (et c'était tout de suite moins drôle de marcher là-dessus).

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Les vêtements des Homngs Noirs, teintés à l'indigo ...

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Malgré le peu de visibilité, les vues étaient belles. Une fois les villages passés, on était seuls, c'était bien.

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Pour les enfants, on a beaucoup marché ce jour-là, une bonne douzaine de kilomètres sans doute. Ils ont un peu traîné la patte à un certain moment, mais c'était vite passé. À Sa Pa, tout le monde était bien usé, de la bonne fatigue et du grand air.

On a ensuite récupéré la valise, on est redescendu à Lao Cai, on a sauté dans le train de nuit ... et on a dormi (vite, plutôt bien -sauf pour MonsieurPapa qui s'est fait déranger en pleine nuit, mais pas assez -pour tout le monde)

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 Et retour vers Hanoi !

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24 décembre 2017

VoyageAuVietnam: le marché de Bac Ha, Noël 2017 à Sa Pa

Ce marché "ethnique" m'avait fait de l'oeil pendant que je compulsais les guides touristiques, mais j'avais un peu peur du temps passé dans les transports (depuis Sa Pa). De fait, on a fait beaucoup de voiture sur les petites routes de montagnes ce jour-là ! Et je reconnais bien volontier que nos enfants ont été remarquablement coopératifs (merci le wifi et les téléchargements de livres électroniques sur les liseuses, in extremis !). On a donc pris un petit bus, avec d'autres voyageurs et vogue la galère ! En repassant par Lao Cai, on s'est donc rendus à Bac Ha, bourgade connue dans le coin pour son marché régional, où diverses ethnies du Nord (H'mong, Tay, entre autres) viennent se fournir en produits alimentaires, médicinaux, vêtements, bestiaux, et autres bricoles. 

(dur, le réveil tôt le matin)

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(il y en a même qui ont dormi pendant le trajet !)

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Une fois sur place, j'ai un peu regretté (comme souvent) de ne pas pouvoir rester plus longtemps à Bac Ha, parce que je crois bien que c'est le genre de coin qui m'aurait plu pour son impression plus modestement non touristique que Sa Pa, et les belles possibilités de balades et de découvertes autour ... Quant au marché en lui-même, on en lit tout et son contraire, du "c'est plus que c'était" à "quelle joli endroit typique". Comme partout dans le monde, les marchés se découvrent tôt le matin, mais nous, on avait traîné en route ... Les étals étaient fournis et colorés, tout comme les robes des Hmongs Fleuris (contrairement aux vêtements des Hmongs Noirs que nous avions rencontrés la veille), les petites allées encombrées de passants qui négociaient, de bébés dans le dos de leurs mamans (ou tantes, ou grandes soeurs, ou grands mères !), dans des porte bébés chatoyants. On s'est achetés quelques friandises (boules de pâte de riz frites, mandarines, miam !), il y avait les habituels trucs bizarres ou non-identifiés, les quelques produits pour touristes (les fameux bols laqués en bambou). Un peu plus bas, les buffles (indispensables au travail dans les champs), les chiens (mais il parait que ça se mange de moins en moins), les chevaux et quelques combats de coqs.

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(oui, c'est bien du serpent ... utilité médicinale, mais je ne me rappelle plus bien quoi ... cicatrisation des brûlures ou quelque chose dans le genre ?)

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Dans la voiture, nous avions emmené avec notre guide et nous les enfants de notre logeuse. Les enfants étaient ravis d'avoir leurs copains avec eux ! Pour la pause de midi, on fait simple: la petite gargotte juste à côté !

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Comme on avait fait un peu de route avec les autres voyageurs, et histoire de ne pas tout de suite repartir, notre guide nous a emmené faire un tour dans un village voisin. Difficile de ne pas trouver intrusive la visite de ces maisons où les femmes reçoivent les touristes et supportent les photos sans même arrêter leurs activités. Cette mosaïque d'ethnies est un peu troublante: on croit avoir retenu le bon mot pour dire "Bonjour" ou "Merci" dans la langue du coin, et l'instant d'après, on se rend compte que la personne en face ne parle pas la même langue que dans le village d'à côté. J'ai quand même cru percevoir une pointe de fierté dans l'affairement de ces femmes et la désinvolture avec laquelle elles répondaient à nos questions sur leur travail, le vin de riz ou de maïs ... J'ai aussi posé aussi la question de la direction que prend la jeunesse de ces villages: selon mon interlocutrice, les jeunes sont fiers de leur appartenance ethnique et restent dans leurs villages ... Est-ce vrai ? Difficile de savoir.

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Et on a donc repris le petit bus, retour vers Lao Cai, puis Sa Pa. Comme à l'aller, nous avons longé le Fleuve Rouge, qui, sur une petite portion, constitue la frontière avec la Chine. Nos enfants, qui ont pourtant maintes et maintes frontières franchies à leur actif, sont devenus rêveurs (ou excités, c'est selon) à cette idée: si on saute dans l'eau et on nage de l'autre côté, on est en Chine ! Et notre dernier stop, c'était justement un des ponts-frontière qui l'enjambe et nous fait changer de pays. De l'autre côté, il y avait un beau portrait de Xi JinPing et des gros panneaux en chinois (qui nous souhaitent la bienvenue dans l'Empire du Milieu ?). Ça fait bizarre.

Où l'architecture aussi vous hurle à la figure: Bienvenue en Chine !

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(ils ne se quittaient plus ...)

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Ce soir-là, c'était Noël, alors on n'est pas retournés tout de suite dans les hauteurs du village. Nos compagnons nous ont déposés à Sa Pa, où nous avons retrouvé la poussière, histoire de profiter d'un repas "spécial" en famille. Comme il était encore tôt (malgré la nuit qui tombe à 17h) , nous nous sommes balladés un peu dans cette ville réellement sans âme (ni beaucoup d'intérêt: autre que celui des investisseurs chinois et leurs barres d'hotels). Il y avait sur la place centrale une attraction tellement typiquement chinoise: des grosses peluches automates à roulettes et des hoverboard en location pour quelques dizaines de dongs la demi-heure. Ce soir-là, c'était Noël, quoi ...

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Dans cette région, un certain nombre d'ethnies sont chrétiennes catholiques, alors il y avait du monde dans et autour de l'église. Dans la cour derrière le bâtiment, une mise en scène surréaliste dans le mélange des genres: une crèche un peu kitsch entourée de guirlandes lumineuses, de panneaux clignotants "NOËL 2017" (oui, en français), un automate Père Noël saxophoniste grandeur nature et un groupe de percussionistes au look de secouristes qui s'agitaient sur leurs gros tambours. Qui veillait sur tout ce petit monde là ? Une statue de la Vierge Marie, clignotante elle aussi. La bonne ambiance. La soirée ne faisait que commencer, des familles Hmongs s'installaient sur des bancs pour le spectacle, petits enfants aussi.

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Nous, on a mangé dans un restau vaguement occidental (et comme souvent dans ce genre de situations, on l'a regretté ...). Mais oui, c'était spécial d'être là-bas, loin (d'où ?), tous les six, à manger une pizza industrielle qu'on avait quand même payée trop cher. Spécialement heureux. Plus tard, le petit bus nous a remonté dans les hauteurs, dans la fraîcheur, dans le noir, on a glissé les enfants dans les lits sans même les déshabiller (il faisait froid !). On n'a même pas fait semblant de lire ou de discuter. Extinction des feux, joyeux Noël.

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23 décembre 2017

VoyageAuVietnam: Sa Pa, village Hmong

Et nous sommes allés au Vietnam. Pour renouer avec l'Asie et parce que ce pays, ça fait longtemps qu'on voulait y aller. En fait, on n'est allés que dans le Nord, parce que les jours de congés ne sont pas extensibles, parce que les détenteurs de passeport français peuvent maintenant séjourner dans le pays pour 14 jours sans avoir besoin de visa et que c'est quand même un grand pays, tout en longueur. (et puis aussi parce que je me délectais de l'idée d'aller manger vietnamien pendant 2 semaines!). J'avais donc emprunté plein de guides touristiques à la bibliothèque et préparé tout ça bien en avance. On a finalement quand même pas mal bougé sur place ... mais ça valait le coup !

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Au menu, donc:  * Sapa, les montagnes, les villages Hmong * Ba Be, le parc national et les lacs * Cat Ba, l'île touristique, plage et balade en forêt * la baie d'Ha Long * Hanoi et les visities culturelles *

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À peine le pied posé sur le sol vietnamien, on a sauté dans une voiture, puis un train de nuit vers Lao Cai, la porte des montagnes, au Nord-Ouest. La gare était toute de travers, le train cabossé, la fumée de la loco faisait dans les lumières une impression étrange. On avait déjà mis les pulls, mais les couvertures étaient bien chaudes et les couchettes, confortables. Le train de nuit était bien comme il fallait: il roulait comme un bateau et a bercé tout ce petit monde jusqu'en haut.

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À Lao Cai, on a mis une couche supplémentaire de vêtements et ça a été dur car, en fait, une en plus n'aurai pas été superflue: le petit matin était blanc de brume, le réveil difficile. Il a fallu encore un bus et une autre voiture pour nous emmener dans le coin le plus paumé que j'avais pu dégoter: une homestay dans un village à une dizaine de kilomètre de Sa Pa (Hầu Thào). Au milieu des rizières, dans la poussière des chemins (l'hiver est sec dans ces régions), dans une maison en bois (pas vraiment traditionnelle, mais jolie). Il y avait des chemin très pentus que les motos arpentaient toute la journée pour monter du bois, des sacs, des cochons, de la poussière, des animaux partout, une vraie vie à la ferme, les enfants étaient ravis. Manech a vite copiné avec les enfants du village et il était toujours planqué dans un coin (bon, il s'est fait piquer plein de petites voitures, mais voilà, quoi ...). Les grands se sont échappés dans les rizières et sont revenus crottés de partout (et moi je me suis arrachée les cheveux parce que notre étape la plus cradingue, c'était les premiers jours du voyage ...). On s'est un peu posés de ce long voyage, on a regardé le soleil se lever (toujours dans la brume), on a pris nos marques.

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Quand le soleil se montrait un petit peu, il faisait plutôt bon (moins la fatigue du long voyage qui nous avait amené jusqu'ici). La nuit, il faisait bien froid, alors on était content de nos grands lits pour deux ... Manech en a bien profité pour accaparer sa maman nocturnalement (et ça m'a rappelé cet épisode, dans des montagnes d'un autre continent, et ma grande peur de voir ma petite Salomé geler pendant notre sommeil).

Et puis on a visité un peu le coin, le tour du village avec notre guide Mei (ou May ?), qui nous a montré les maisons, les gens, les cultures, et comment faire du batik et utiliser de l'indigo. On est partis un peu sur les hauteurs, elle m'a impressionnée avec ses petites sandales en plastique sur les sentiers, mais elle assurait grave. Les enfants ont (enfin !) pu se dégourdir les jambes, bouger, sauter, courir avec leur nouveau copain du village. On a continué, sans vraiment de but, Mei nous racontait un peu, les écoles, la vie d'autrefois, les relations avec les Chinois, de l'autre côté des montagnes. Elle nous a montré les champs, les plantes, les champs de riz qui n'avaient rien donné l'an passée et l'indigo. Même en frottant très fort, je n'ai pas réussi à obtenir la couleur bleue sur ma main.

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Pendant la balade, petite pause tressage - apprentissage

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Au retour, on a été invités à manger chez Ho Jun. C'était plus que sommaire, il n'y avait qu'une seule ampoule, une petite table basse, le feu, les plats délicieux, la magie de partager le repas de gens dont on ne parle pas la langue. Passer par des sourires, quelques mots, des pouces levés, les menues bêtises des enfants qui font rire tout le monde. C'est l'hiver dans les montagnes, il a vite fait sombre, on est allés près du feu, une petite télé antédiluvienne à l'écran verdâtre a été allumée dans un coin (les schtroumphs en verts qui parlent en viet, ça vaut son pesant d'exotisme), mais personne ne la regardait. Autour du feu, les femmes ont fini de faire sécher les petits carrés de batik indigo, l'homme de la famille a joué de son instrument (celui qui ne sert que pour les enterrements, ah). Tout ça était un peu organisé quand même, pour nous qui venions, mais on a pris soin de ne pas trop s'en rendre compte, on a laissé les bricoles qu'elles voulaient nous vendre, mais quand même glissé quelques dongs. Et avec les sourires, ça passe tout de suite mieux. Le soir, on est redescendus dans le noir, sur les sentiers pentus du village ...

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Dans le village, on coud soi-même ... pour les femmes d'ici et d'ailleurs !

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Cette première journée dans ce village de montagne m'a laissée vidée de toute énergie et remplie d'impressions de précédents séjours dans des montagnes chinoises: le Yunnan en 2014 et un peu le Sichuan (Jiuzhaigou), la même année. Le Vietnam, c'est l'Asie du Sud-Est, techniquement, mais beaucoup de petites détails révélaient la proximité avec le voisin de l'autre côté des montagnes et réveillaient des souvenirs de séjours dans des villages des hauteurs ...

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13 décembre 2017

Lectures du moment: saut dans la mythologie grecque

Depuis l'arrêt abrupt de mon expérience de travail hors de la maison (et payé, accessoirement), je déborde d'énergie (presque tout le temps). Le contraste avec moi qui rentrait le soir, le cerveau en bouillie, les jambes raides, le patientomètre à zéro et aucune envie de n'écouter personne est saisissant. Pour reprendre l'expression d'une copine, le matin, j'étais comme un lapin dans les phares d'une voiture, le soir, je n'était plus que la peau du lapin, passée sous les roues d'un train de voitures un week end de grand départs. Le bonheur, quoi. 

Depuis, j'ai à nouveau du plaisir à faire pleeeeiiiiin d'autres choses que j'aime (courir, écrire, cuisiner, feuilleter, réfléchir, organiser des voyages, jardiner) et surtout lire des livres aux enfants (et guess what ? ils ne s'en plaignent jamais). Bon, évidemment, quand j'ai annoncé qu'on allait dépoussiérer les cahiers de travail en français qui hurlaient à l'abandon dans leur coin, lesdits enfants ont tout de suite moins aimé ...
Mais le soir, c'est Tralalire et autres albums à gogo pour les garçons et c'est reparti pour les grandes virées dans les bibliothèques du coin (dans les deux langues). Et puis, histoire d'en tirer quelque bénéfice dans leur langue maternelle (à l'écrit aussi), j'ai mis en place des rallyes-lecture pour les filles. Pour Augustine, une vingtaine de petits livres sur le thème de la mythologie grecque, avec un questionnaire pour chaque (et compter les points, elle adore !!!), pour Salomé, on commence facile avec la série des "Petites Poules" et le même style de petits exercices destinés à stimuler sa compréhension, son orthographe et le vocabulaire évidemment. Pour le moment, elles accrochent plutôt, même si elles sentent bien que c'est du travail supplémentaire et que ça risque fort de perdre son intérêt rapidement ... Outre le travail un peu "scolaire", je vois aussi l'intérêt pour leur "culture gé" comme on dit chez vous, parce que le cursus de nos écoles internationales a beau être fabuleux, il n'y a pas de "programme d'histoire"  calé au millimètre, comme en France et donc pas de chapitre sur "Les dieux de l'Olympe" (etc). D'une pierre, deux coups, donc.

71Jx7Gb9T1LAlors, pour surfer sur la tendance de la mythologie grecque (en français) j'ai instauré un petit rituel du soir, qui s'est vite transformé en piège (pour eux ! par pour moi !), du fait de son côté légèrement addictif: la lecture quotidienne d'un épisode du feuilleton d'Hermès, un formidable récit mythologique bien tourné et tout à fait accessible pour mes grands (et MiniMan qui a les oreilles qui traînent aussi). Idéalement découpé en épisodes de la bonne longueur pour les tenir en haleine, il constitue un moyen de chantage parfait pour que les Legos soient rangés en vitesse ou que la table ne reste pas encombrée trop longtemps après le dîner et un agréable moment de lecture sur le canapé avant de monter se coucher.

À la lecture, ils n'en perdent pas une miette, se plongent dans le monde des dieux de l'Olympe, des Titans, des nymphes etc ... sans jamais rien oublier ni confondre Hadès et Héphaïstos.

Hermès le soir, c'est du bonheur en barre.

 

De mon côté, après une rencontre-douche-froide avec cette maman francophone qui m'avouait le désintérêt voire le rejet de ses enfants pour leur langue familiale, je me suis dit que finalement, tout ceci devait sans doute avoir, quelque part, une utilité. Oui, je sais, tout le monde le voit, tout le monde le savait, tout le monde s'en était rendu compte ... sauf moi (le coup classique de la mère qui voit bien ce qui vient de loin, mais jamais ce qu'elle a sous les yeux). Du bouillon de culture émotionnel et identitaire qui m'a aspiré récemment, il en sera au moins sorti ça: causer avec ses gosses en rentrant de l'école et leur lire des Tralalire le soir avant de se coucher, ça sert à quelque chose (et quand on le fait plus, ça finit par se voir).
Pour rester dans le thème, je me dessinerait bien en gardienne de la francophonie familiale, telle Athéna, casque, bouclier et lance à la main, ou plutôt avec mes listes de bouquins et mon dico sous le bras. En vrai, on cause aussi un peu en English de temps en temps, parce que c'est drôle et pas incompatible avec une bonne grammaire de la France. Yeah.

Et le mieux, c'est que même pour moi j'ai plus de temps pour lire, dis donc. Il va juste falloir que je me défasse du petit démon de la culpabilité qui me susurre encore ces bêtises: que je ferait mieux d'arrêter de bouquiner pour me remettre au vrai travail...


Petites références rapides ...

Les rallyes-lecture viennent de l'excellent site de Bout de Gomme, au travail toujours soigné. Mon choix s'est porté sur ceux-ci parce qu'ils sont sympa et faciles, mais aussi parce que soit nous avions déjà les livres à la maison (les drôlissimes Petites Poules), soit les livres était disponibles en format électronique (livraison instantanée, partage sur nos deux liseuses à la maison, gain de place dans les étagères: ya pas photo).

(clic sur les images pour accéder aux rallyes)

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 Il y a aussi un rallye-lecture mythologie chez À l'école d'ailleurs, sur les mêmes ouvrages ...

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Et le feuilleton d'Hermès, je l'ai découvert ici (et ici, et ici - immense merci Vanessa-) ... je me demande encore pourquoi j'ai tant attendu avant de le commander... Il y a aussi ici toute une série de questionnaires destinés à approfondir la lecture, mais pour le moment, je n'ai pas jugé nécessaire de les sortir, histoire de ne pas trop pousser le bouchon et risquer de perdre mon public.