Dix pieds sur Terre

02 mars 2017

Au 20ième jour à Singapour

Et nous avons atterri, presque sans encombre. Le retard annoncé a été respecté, c'est l'efficacité conjointe de Singapour et de la Nouvelle-Zélande, et de la compagnie nationale du premier: même dans leurs ratés, ils sont professionnels.

Dans l'aéroport, j'avais fait une orgie d'achats de choses et d'autres (orgie toute relative à mon faiblard penchant pour le shopping): j'avais du temps à tuer. On avait nos papiers d'immigration sous le bras, tout est passé comme une lettre à la poste. Pour rallier la ville, chargés de notre fatigue et nos valises, on a pris un taxi, qui a glissé souplement sur les autoroutes, dans l'air noir et un peu chaud, les lumières des enseignes, les lumières de toutes les couleurs qui illuminent toujours la nuit de ce pays.

Je ne me rappelle plus de ce qu'on a mangé en arrivant, rien sans doute: il était 2 heures le matin pour notre horloge interne, après un vol mi-jour mi-nuit …

Ensuite, c'est une longue histoire de réveils bien trop matinaux, qui a duré bien trop longtemps: la réadaptation dans le sens Est vers Ouest, d'ordinaire indolore, avait été particulièrement pénible. J'ai une théorie là-dessus: de la même façon que l'exposition à la lumière du jour de la région d'arrivée aide à “se recaler” plus rapidement, je pense que notre façon de “vivre avec le soleil” en NZ (se lever tôt, passer beaucoup de temps dehors) avait fortement imprégné nos rythmes et avait rendu le changement plus ardu que d'ordinaire. Cette arrivée m'avait fait penser à nouveau à celle-ci et puis à celle-là.

Le choc est rude, on est transposés, littéralement. Il faut tout reprendre à zéro: la ville, les usages, les taxis, les Cold Storage, les téléphones, les cartes de transport, les centres commerciaux, les télévisions, partout.

Dans l'ordre des priorités: établir un compte bancaire (le nerf de la guerre), rendre visite à la future école des enfants, s'assurer que c'est bien ça qu'on veut pour eux. Commencer à visiter appartements et maisons, un peu frénétiquement, au départ, hésiter, calculer, changer nos plans, nos ambitions.

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Depuis deux jours, les enfants ont repris l'école. Pour eux, c'est “LA rentrée”, pas seulement “LEUR rentrée”. Les uniformes, les sacs, les formulaires, les emplois du temps sont préparés, les instants rêvés, les copains imaginés. On leur a trouvé une “petite” école, 700 élèves tout de même. Une école très internationale, mais sans trop de pression, on espère. Une où ils auront des bons souvenirs de rigolades et de deux-trois trucs intéressants pour plus tard (l'air de rien). Une école que j'espère être la meilleure transition possible après quelques mois de vagadondages et d'apprentissages en liberté.

Au delà de l'excitation et de l'impatience, j'ai ressenti une touche d'appréhension et de nervosité. Joseph a mis quelques minutes pour me lâcher la main le premier jour. Le deuxième, il a couru vers sa classe sans se retourner. Salomé a reconnu des camarades de classe dès le porche d'entrée le deuxième jour, et Augustine a tout de suite copiné avec une fillette qui lui a prêté un déguisement d'Harry Potter (pour le Book Day où on invite les enfants à se déguiser en leur héros de livre préféré). Même si, dans les grandes lignes, le système reste le même (école anglophone, même cursus PYP) leur capacité d'adaptation me sidère.

Il est vrai que si notre organisation de vie en Nouvelle-Zélande (le cadre, la disponibilité parentale) se prêtait complètement à des apprentissages informels d'une grande richesse, il n'en n'est pas de même à Singapour. Dans notre appartement au 7ième étage où on ne peut pas ouvrir les fenêtres (trop chaud, trop bruyant dehors), les enfants tournent en rond. Il y a la piscine en bas, où on va tous les jours, une petite aire de jeux, et des boutiques tout autour. On les a traîné aussi de bureaux d'immigration en guichets de banque, en visites de maisons, et ils n'en pouvaient plus (déjà), des couloirs du MRT, des centres commerciaux, des escalators, des visites d'appartements vides.


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Dans l'appartement temporaire

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La piscine de l'appartement-hotel

Pour sortir le week end, on a essayé de viser les parcs: Fort Canning Park, qui est proche mais sans aire de jeux pour les enfants, le wet park de Gardens by the Bay Children Garden, loin et pas facile d'accès, mais qui rafraîchit, Tiong Bahru park, le jardin Botanique, pour plus tard.

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L'aire de jeux de Tiong Bahru, un des "vieux" playgrounds de Singapour

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Le water play de Gardens By the Bay (et gratuit !)

MonsieurPapa aussi a repris le chemin des bureaux, salles de travail, chaises et ordinateurs de travail. Nouvel Employeur, mêmes routines. Il n'avait plus que deux chemises appropriées, on a jonglé les premiers jours, mais on a finalement dû combattre notre aversion pour le shopping et aller étoffer un peu ça (maintenant, il en a quatre …). À Singapour, le centre commercial de l'Asie du Sud Est, si c'est pas malheureux …

Et chez moi ? Stand by pour le moment. Je commence à percevoir que l'organisation scolaire des trois grands va relever de la haute voltige. Je lorgne du côté des preschools pour Manech, parce que vraiment, ça va lui plaire, c'est sûr. Je regarde, un peu, les écoles (pour moi, cette fois-ci) … Tout, en ce moment, est un peu mi-figue mi-raisin, suspendu aussi à ce leitmotiv: “quand on aura une maison à nous”.  


09 février 2017

Demain on part

À Auckland, le jeudi 9 février, il fait juste bon, ni trop chaud ni trop froid. Les fenêtres sont ouvertes, même la nuit parfois. Le temps idéal, parfois on prend une petite laine en sortant, qu'on met, ou pas.

Je plie des T-shirts, des shorts. Je les mets dans les valises.

La voiture est partie ce matin, chez un pompier qui veut la transformer en camping-car, comme cela se fait beaucoup ici: on prend un monospace, on enlève les sièges arrières, on met un matelas un peu surélevé, et hop ! Une maison à roulettes pour deux. Même si je préfère ça à l'avoir vendue trois fois rien à un concessionnaire, je n'aime pas savoir qu'elle va maintenant être sans doute un peu maltraitée par des petits jeunes en visa vacances-travail qui n'en n'ont rien à faire des points de rouille qu'ils vont créer en roulant n'importe où sur les plages... (et oui, je suis un peu jalouse aussi).

Il ne nous reste que quelques valises, et j'ai eu envie de pleurer en mettant dedans les chapeaux des enfants, la crème solaire et le produits anti-insectes: cela fait 4 mois que nous les gardons toujours (toujours) à portée de main.

Sur le papier, tout va bien. La voiture vendue, donc, le Super Shuttle réservé pour demain, la paperasserie d'immigration singapourienne est assurée jusqu'à notre arrivée (où il nous faudra transformer nos “Accords de principes” en Visas proprement dit), les premiers rendez-vous d'installation sont pris (école, recherche de logement, banque), on a même un point de chute le jour de notre arrivée et un billet d'avion (réservés il y a 2 jours, mais on est devenus très très relaxes sur ce genre de détails dernièrement).

On a dit au-revoir à nos amis, on a échangés menus cadeaux qui me serreront le coeur à chaque fois que je les regarderai dans les jours à venir. C'est plus facile de sourire et d'essayer de rester léger que de repenser à tout ce qui nous a mené ici.

C'est dans le calme avant la tempête du départ que je ressens le plus fort la tristesse du départ, de partir, de quitter. Nos amis, le pays, une partie de nos rêves. De dire au revoir à la liberté du voyage, à l'insouciance de ne s'occuper que de profiter de la vie, des enfants, de regarder autour de nous, de s'émerveiller. D'accepter le choix, la fin du voyage, le report de notre projet.

Ces derniers temps, cette insouciance avait été teintée de l'amertume d'avoir fait ce choix, de la difficulté de l'accepter, de l'incorporer dans mon histoire, de le faire mien, assumé, de m'en “contenter”, comme je sais le faire si facilement d'habitude.

Maintenant, il est juste l'heure de pleurer le départ, de se souvenir et de se promettre de revenir.

Plus tard, viendra l'excitation de s'installer, de recommencer, encore, des choses nouvelles, des endroits (presque) nouveaux, des amis nouveaux aussi, peut-être. Il va falloir, après plus de 7 mois sur les routes, sans maison fixe, sans emploi du temps, se caler dans un logement en dur (le nôtre, à notre nom), ne plus refermer la trousse de toilette tous les jours, ne plus refaire les valises, ne plus penser “On va où, après ça ?”. Retourner au même endroit, tous les jours.

C'est un peu effrayant, et séduisant à la fois. Combien de fois ai-je maudit ces valises, là, à côté de moi, maudit ces affaires, qu'il fallait emmener avec nous, partout ? Combien de fois ai-je rêvé d'une maison, rien qu'à nous, de ne plus tout remballer, et repartir ?

Mais aussi combien de fois ai-je savouré cette liberté de me lever le matin, de regarder la mer, de n'avoir rien d'autre à faire que de regarder la mer, y tremper les pieds, faire à manger, mettre le bébé à la sieste, rouler vers une autre destination ?

Sur les Routes de France, on a goûté à la liberté, sur celles de Nouvelle-Zélande, elle a pris une autre dimension.

Et après tout ça, je ne déteste même pas ces valises. Après ces mois passés ensemble, je ne suis pas sûre que je vais avoir envie de les vider tout de suite, de les ranger dans un placard. Cette idée stupide qu'en faisant des infidélités à nos objets, on renie un peu nos rêves ...

Demain, on part.

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29 janvier 2017

Changement de cap

Alors voilà, changement de programme.

Y-a-t-il jamais eu un programme ? Des projets, oui (mais ça commence presque pareil, s'pas ?). Des rêves, des envies (très fortes). L'envie d'être ici et d'y rester. L'envie de changer de vie, de vivre une vie plus proche de nos valeurs, de ce qu'on aime, de ce qu'on pense être meilleur pour nous tous.

Ça, ça n'a pas changé. Oh non.

Ce qui a changé, c'est nos chances de pouvoir réaliser ce rêve maintenant. Les grandes vacances d'été et de Noël approchant, on l'avait un peu senti venir. Nos premières approches avaient été prometteuses et puis le pays entier s'est tranquillement mis en pause, comme tous les ans, les discussions se faisaient moins intenses, les offres moins intéressantes. Le coup de fil reçu la veille de Noël a jeté un froid sur l'été d'ici (pourtant, il faisait juste bon): pour ce boulot sur lequel nous misions beaucoup (une promesse de visa de travail, notamment), on avait choisi un autre candidat. Coup dur, retour à la case départ (il était pas censé apporter des trucs chouettes le Père Noël, non mais sans blague ?).

Et dans le même temps, les messages de cet ancien collègue qui proposait un-truc-super-exciting-à-Singapour ont commencé à se faire plus pressants. Forcément, sur le terreau fertile du chou-blanc précédemment cité, la graine du job-de-la-mort-qui-tue prenait bien. J'ai résisté, j'ai avancé les arguments. J'ai tenté de négocier une base à Kuala Lumpur, parce que quand même, c'est plus "comme on aime" là bas (et puis, j'aurai pu retrouver mes gamins adorés, dans cette école). J'ai tenté sans y croire de jeter des sorts à distance à tous ces types, là-bas. J'ai maudit cette vie qu'on a quitté et qui nous rattrape, même à l'autre bout de la Terre.

On s'est bien pris la tête. On changeait d'avis toutes les deux heures (au moins, et en alternant sinon c'est pas drôle). Choisir la sécurité matérielle et (temporairement) géographique ou le mode de vie qui nous parle vraiment ? Risquer de se retrouver dans deux mois, le visa touristique arrivant à expiration, sans aucun endroit où s'installer, sans avoir de logement, sans pouvoir inscrire les enfants à l'école ? Ou risquer de se retrouver (même temporairement) dans une vie qui ne nous satisfait pas ?

Parce que voilà, Singapour, ça a beau être une super ville propre, civilisée, occidentalisée, proche de tous ces magnifiques endroits en Asie du Sud-Est, abondamment garnie en centres commerciaux, culturellement diverse et pourvue en multitudes de solutions éducatives pour les enfants, Singapour (et le job associé), ça reste aussi exactement ce que nous avons voulu quitter il y a 7 mois, et exactement ce qu'on n'aime pas.

La vie en ville (même moins chaotique que Shanghai), la vie sans contact aucun avec la nature, la vraie, la sauvage, l'obsession hygiéniste permanente, la vie ultra-matérialiste. La vie d'expatrié aussi, les gens qui vont et qui viennent (nous y compris), les histoires de sous, de maids, cette impression de vivre dans une bulle, etc ... C'est aussi un MonsieurPapa qui, au lieu de lever le pied, reprend un boulot hyper-prenant, entourés de "presseurs de citron" (je commence à les connaître un peu) où je crains que son taux de génération de cheveux blancs grimpe en flèche et sa disponibilité familiale dégringole en proportions inverses. Et puis savoir qu'on va faire tous ces efforts pour s'installer ... pour n'y rester qu'une paire d'années (c'est couru d'avance), c'est dur à encaisser. Et bouger, encore (où ?). Tout ça, je n'en voulais plus.

Et pourtant, on vient de re-signer. C'est dur. Encore plus dur d'admettre qu'on devrait être ravis de signer un contrat de travail qui nous garantit un confort matériel (ce qui est un privilège et dont nous avons bien conscience), mais qu'on a du mal à s'en réjouir vraiment. J'étais persuadée, une fois que le pas serait franchi dans ma tête, que ça irait mieux. Il m'a fallu plusieurs semaines pour accepter. Encore maintenant, au gré de nos rencontres, dans la simplicité qui accompagne beaucoup de nos moments ici, j'ai des vagues d'amertume. On est vraiment tombés amoureux de ce pays, on se voyait tellement y vivre (maintenant) parce que tout collait si bien.

Sauf le visa (un détail, une broutille).

On a du l'expliquer aux enfants, avec qui on était volontairement restés très clairs sur le fait que notre installation ici n'était pas garantie. Pour Salomé et Joseph, malheureusement, les noms des endroits où nous habitons sont encore interchangeables. Comprendre que notre vie là-bas n'aura rien à voir avec la vie qu'on a ici leur est difficile. Ils voulaient un jardinet où ils auraient planté chacun leur petit carré. Ils voulaient faire du vélo dans la rue et ils croient qu'il y a autant d'aires de jeux qu'ici. Ils voulaient s'installer et qu'on aie "notre maison à nous".
Salomé va être plongée a nouveau dans l'univers tentateur du shopping effréné et de ses copains d'école qui ont tous un smartphone. 
Joseph, lui, attend qu'on aie une maison pour que le Père Noël puisse lui livrer son vélo promis.
Augustine est déçue principalement parce que nous le sommes. Tous les trois sont par contre ravis de retourner à l'école, d'avoir une maîtresse (ou un maître) et des nouveaux copains.
Et Manech ? J'aurai adoré l'élever "à la kiwie", pieds nus n'importe où, le laisser grimper aux arbres, se rouler dans le sable, et même prendre cet accent (oui oui ... jusque là). 

Même si pour l'instant, il faut nous tourner vers l'Asie, vers notre installation à Singapour, 8 ans après (et les galères, les questions, les incertitudes qui vont avec), on sait qu'on reviendra en Nouvelle-Zélande. Avec toujours le projet d'y rester, pour un grand voyage ou juste de longues vacances. On n'a pas fini avec cet endroit.

Allez, pour illustrer, parlons encore de maisons (l'idée fixe ...) ... et les dernières productions des enfants sur ce thème ...

Augustine, Décembre 2016

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Salomé, Décembre 2016

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18 janvier 2017

Ouvéa, au paradis

Comment raconter ces quelques jours, sur une île, encore plus petite (de la NZ à la NC, à Ouvéa, on tombe dans le domaine du confetti, là) ?

Raconter le voyage, dans ce petit coucou dans lequel on ressent chaque secousse, mais où on ne peut pas avoir peur: il suffit de jeter un coup d'oeil par le hublot ... un truc de dingue ...

L'îlot Maître

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Ouvéa

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 Raconter l'hotel, un vrai truc "chic" comme dit Salomé (elle adooooore les trucs chics). Avec la clim, des grands lits, la mer, juste en face. Ah oui, la mer. Juste fraîche comme il faut, la température complètement parfaitement idéale. La douceur du sable, les quelques vagues, qui frappent, en cadence. Une espèce de solitude, à cause de la forme de l'endroit: au bout du bout. Tous les soirs, les couleurs du couchant, le silence. Une espèce d'indolence m'a emportée: à quoi bon bouger ? À quoi bon organiser des trucs, des sorties, des activités ? On peut s'asseoir et regarder les enfants jouer, dès le matin, sur la plage. Dans l'eau, sur le sable, rester aussi des heures dans la piscine, s'inventer des jeux avec leur copine du moment. L'endroit se suffit à lui même.

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 On n'a pas posé les valises, on n'a rien "fait", cette semaine. J'ai laissé partir toutes ces idées, mis beaucoup de choses derrière moi. J'ai regardé la mer, repris les choses, puis laissées à nouveau se déposer. J'ai aussi parfois fait semblant que tout ça n'existait plus, ce n'était qu'un rêve. J'ai fait l'autruche, parce que sur ce confetti, c'était vraiment la meilleure chose à faire. J'ai sédimenté.

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Tout cette absence d'agitation intellectuelle a-t-elle contribuée à sublimer le goût du poisson frais, servi quotidiennement ? Sans être des grands amateurs, on s'est régalés. Cru, cuit, grillé, à la vanille ou au gingembre, tous les jours, quel délice. Le goût de mes vacances a rarement celui de mon assiette, cette fois-ci doit être l'exception qui confirme la règle ...

Quand même, MonsieurPapa n'a pas suivi mon trip tous les jours: il a fallu sortir. Parcourir les quelques kilomètres qui nous séparaient de la plage d'à côté, pour une sortie snorkelling, quelques trous d'eau, creusés dans la rose abrasive. Passer l'après-midi au milieu des arbres, sauter, plonger, remonter ... jusqu'à plus soif.

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Plonger encore avec les masques, tenter pour moi d'apercevoir une tortue (rien qu'une seule ! Je serai repartie bredouille ...). Cet autre jour, prendre un bateau pour rejoindre un autre confetti, y plonger, y nager, manger du poisson grillé sur la plage. En route vers le coin aux requins, croiser une raie manta, énorme bestiole, grisante rencontre ...

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En partant, les enfants avaient la peau caramel, et une encore plus grande habileté à grimper aux arbres ...

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17 janvier 2017

Sous la pluie

Sous la pluie, l'eau de la mer reste turquoise. Les vagues s'en fichent aussi, elles continuent à s'écraser sur le rivage avec un bruit de tonnerre. Sous la pluie, le paradis tropical reste le paradis.

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Même quand les gouttes forcissent, que l'air devient blanc, que le bruit des gouttes qui s'écrasent sur le toit couvre nos pensées, le paradis reste le paradis. Il y a toujours les bougainvilliés, les cocotiers et les petits palmiers, sur la plage. Le sable restera blanc, l'air restera chaud.

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On se dit qu'on pourrait presque rester dans l'eau, finalement. Il ne sert à rien de courir se mettre à l'abri: il ne fait même pas froid.

Le grain est venu de la mer (tout ou presque vient de la mer, ici). Il a recouvert l'eau scintillante de sa masse grise. Il a englouti l'ilôt d'à côté. J'ai cru un moment qu'il nous épargnerait.

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Des litres et des litres d'eau douce se déversent. Ils retournent aussi à la mer d'où ils venaient. Mais après ces journées de chaleur, d'eau salée qui sèche sur la peau en laissant des petites traces blanches, de goût salé partout, du sel de la mer, de la sueur du soleil, cette eau qui tombe du ciel, c'est une immense douceur. Même dans le vent, même avec la violence de l'averse poussée par les vents maritimes, qu'importe, c'est de l'eau douce. Il ne sert à rien de se mettre à l'abri.

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13 janvier 2017

Nouméa, 12 ans après

Notre visa de touriste kiwi expirait, il fallait sortir un peu, pour mieux revenir, pour quelques semaines de voyages, en plus, avant de partir pour de bon. MonsieurPapa, qui est un peu pattes jaunes à ses heures perdues, m'avait tannée, alors bon, j'ai dit oui pour une escapade en Nouvelle-Calédonie, qui n'est pas si loin.
Comme on avait la tête ailleurs, on n'avait pas vraiment préparé ce voyage. Et comme l'endroit n'est pas connu pour être une destination bon marché, on a fait une croix sur un super roadtrip avec les enfants (à organiser au dernier moment = cher !) et on a écourté la visite à une grosse semaine, on est passé par Nouméa avant de rallier Ouvéa pour une semaine, et retour. 

Nous avions donc des gens à voir à Nouméa. Nous avons dîné (deux fois !), chez nos hôtes et amis  Nous sommes revenus à la Gazelle, notre point de chute pour ce voyage, il y a 12 ans, quand nous étions partis, les vélos dans la soute, presque rien sur le dos, à l'aventure. Et c'est toujours la même chaleur dans leur accueil. J'espère un jour les accueillir chez nous, mais où ? On a roulé (de l'autre côté de la route), j'ai essayé de me rappeler des noms de lieux, mais ça date, voilà.

Il y avait aussi une famille de cousins, installés au sommet d'une colline, la belle vue sur la mer, la bonne compagnie. Il y avait la piscine, le petit copain de jeux, le bon repas, ces retrouvailles, longtemps après, cette façon bizarre de se voir, à des milliers de kilomètres de nos "bases", sur des chemins un peu différents. Agréable et rafraîchissant.

A Nouméa, on est aussi allés à la plage, parce que voilà, quand il fait bien plus chaud qu'en Nouvelle-Zélande (même quand c'est l'été), c'est difficile de résister. Baie des Citrons, deux jours de suite, rien d'autre. Une petite plage, pas de vagues, de l'eau chaude: Manech a découvert que la plage, en vrai, c'est cool (parce qu'avec les grosses vagues froides de l'autre île, il avait fini par conclure que la mer ne présentait aucun intérêt pour lui). On avait mis dans nos valises quelques masques et tuba, inaugurés à l'occasion. On est restés longtemps, presque jusqu'au coucher du soleil. Il ne faisait même pas froid. 

Notre appartement AirBnB avait une belle vue et une propriétaire sourcilleuse: après une bonne dizaine de maisons loués en Nouvelle-Zélande, on s'était habitués à des endroits comme-chez-nous, une décontraction et un accueil à bras ouverts. Bon, finalement, c'était quand même bien ... Et puis, on était tout le temps dehors.

Ça nous a fait bizarre, par contre, de se retrouver "en France" (ou presque). L'état d'esprit est vraiment différent de l'île d'à côté, et entendre des gens parler Français autour, ça fait toujours un léger choc... On était en pause de la Nouvelle-Zélande, en sachant que nos jours là-bas étaient comptés, j'avais envie d'y retourner tout de suite quand même -foutu visa-.

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06 janvier 2017

Trampin'NZ: Rob Roy Track

Encore une marche piquée dans un bouquin, le résultat d'une impitoyable sélection avec pour critères: proximité de notre point de chute, faisabilité par toute la famille (technique, physique) et évidemment, l'intérêt de la chose !

Dans le cas qui nous occupe, bon, le but était d'aller se frotter à la langue terminale d'un glacier, alors oui …

Pour arriver au parking de Raspberry Flat, le point de départ, il y a une vingtaine de kilomètres de route non goudronnée, avec un certain nombre de gués à passer. Il semble bien que notre guide mentionnaient que certains n'étaient pas passables après de grosses précipitations, alors je n'étais pas complètement tranquille, même avec notre grosse bécane de location !

On a donc commencé dans le fond d'une vallée (Matukituki Valley), le sentier principal continue d'ailleurs dans cette direction, mais nous, on a rapidement obliqué vers la droite, pour passer un pont suspendu au dessus d'un tumultueux torrent. Le sentier monte dans la forêt, il y avait plusieurs signes qui indiquaient la fréquentation du lieu par des keas (des perroquets locaux), mais on n'en n'a vu aucun !

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Il y avait “pas mal” de monde sur ce sentier, car c'est une balade facile, qui est bien récompensée, sur la fin. Le glacier se dévoile au fur et à mesure de la montée, qui n'est pas vraiment méchante. Régulièrement, on passait des cascades, certaines étaient incroyablement longues et fines, et au moindre coup de vent, elles “disparaissaient” et se transformaient en espèces de petites brumes évanescentes ...

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Malheureusement pour nous, le temps s'est couvert petit à petit et on est arrivé au pied du glacier sous une pluie fine, qui s'est ajoutée à l'effet de la proximité de la glace (ça caille !). On a donc pique niqué en grelottant, mais on était aux premières loges pour le spectacle: des blocs de glace qui se détachaient et explosaient le long de la paroi rocheuse, avec un bruit de tonnerre, ça décoiffe !

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Le glacier, même vu d'en bas et de pas si près, était majestueux. On a pu un peu parler des glaciers, avec les enfants, et on en est venu, évidemment, à parler du réchauffement climatique. Voir ce glacier en vrai, leur expliquer que quand l'air se réchauffe, même un tout petit peu, il fond plus vite et devient plus petit, c'était une chouette occasion de “toucher du doigt”.

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Petite pause, à la redescente, dans l'herbe ondulante. On met MisterMan dans l'herbe, et quelques copains nous observent, de loin.

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À la descente, on a croisé le soleil qui s'est finalement montré et encore plus de monde: cette balade est vraiment populaire !

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Rob Roy Track, West Matukituki valley (Mount Aspiring National Park) – 10km, 3-4 heures aller-retour - La brochure en pdf.

Départ et retour: Raspberry Flat carpark (Wanaka)

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Crown Range, lumières du soir

Ce soir-là, le dernier soir sur l'Ile du Sud, sur la route de Queenstown vers Wanaka pour notre dernière nuit. Celle que, non, nous n'avons pas voulu passer sous la tente, se lever à 5 heures du matin le lendemain pour tout ranger et plier, dans la fraîcheur de la nuit qui traîne encore. Nous avons donc préféré rouler un petit peu, s'eloigner de la ville et se poser, plus loin. On a coupé par la montagne, par Cardrona, le Crown Range summit, à l'heure tardive où le soleil s'en allait pour de bon. On a roulé lentement, on s'est arrêté beaucoup.

Fantastiques lumières sur les monts alentours, le soleil qui se couche. Le silence alentours, le calme, la solitude sur la route. Le temps qui ne presse pas, plus rien qui ne presse, en fait.

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05 janvier 2017

Road trip au Sud du Sud - (Partie 2)

La Southern Scenic Route se finit à Dunedin, nous l'avions donc quitté la veille, mais ce jour-là, nous avons remis le cap au Sud et longé la mer. Le vent était fort et froid, l'air clair. Grande liberté. L'écume soulevée, emportée, c'était hypnotisant. Je me serait assise des heures, j'aurait pris des milliers de photos, parce que chaque vague était réellement différente.

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On avait repéré dans le bouquin ce sanctuaire pour les oiseaux: Orokonui Eco Sanctuary. On s'est chaudement habillés et on est allés arpenter les sentiers de ce parc, touristique mais peu fréquenté (dans cette région connue pour les rencontres animalières, beaucoup préfèrent les "gros", les "spectaculaires", les "photogéniques"). L'endroit était donc un havre de tranquilité, on a profité de chaque instant, on est passés entre les gouttes de grosses averses qu'on voyait arriver de loin. On a vu quelques oiseaux, quand même ! Et les enfants en ont profité pour égréner les noms de tout les oiseaux d'ici, qu'ils ont appris depuis notre arrivée, moi j'étais impressionnée de leur mémoire !

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Plus tard, on a obliqué vers l'Ouest et vers l'intérieur des terres, pour commencer à boucler la boucle. On avait rendez-vous à Cromwell, la route a été longue et solitaire. Surtout, on a testé l'effet de la raretés des pompes à essence dans certaines régions de l'île: entre Palmerston et Rainfurly, il n'y a pas grand chose (rien, en fait). On avait été un peu optimistes sur la consommation de notre énorme véhicule de location, et malheureusement, l'endroit n'est pas vraiment plat, alors on a eu quelques sueurs froides avant de pouvoir faire le plein ... C'est dommage: la route était magnifique, sauvage et désolée ...

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Une fois à Cromwell, impossible de rater le lac, bleu et scintillant. Tout autour est très sec, on se croirait autour de la Méditerrannée, les collines sont jaunies, le ciel écrasant.  

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On y a retrouvé nos compagnons de voyage et planté la tente dans un camping-Club-Med en serrant les dents. Le lendemain, il s'agissait de faire la tournée des vignerons du coin: la région est connue pour son vin. L'expérience, malheureusement, ne fut pas à la hauteur des espérances. En causant un peu avec les gens ici et là, il a été facile de comprendre pourquoi: cette activité ici, est offerte à des touristes asiatiques qui viennent par bus entiers et visitent les exploitations au pas de charge, les unes après les autres, conseillés par des saisonniers embauchés la semaine passée. Forcément il est facile d'imaginer que le nectar qui coule dans les verres est loin de l'expérience de toute une vie. Après trois caves et un déjeuner presque sur l'herbe (goûteux, tout de même), on a mis les voiles: pas question de retourner à Queenstown pour le soir.
C'était mon anniversaire, ce jour-là, on est partis à Wanaka tous les six, les enfants ont joué dans un playground-dinosaure, je me suis faite masser (et MonsieurPapa, lui, s'est fait mousser ... auprès du personnel du salon de massage: quel homme ! Faire une surprise à sa femme pour son anniversaire !).

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On a, ce soir-là, pris des grandes décisions, formellement rangé les tentes pour ce séjour (parce qu'à un certain moment, il faut arrêter le n'importe quoi), et organisé la randonnée du lendemain, notre dernier jour dans l'île Sud (pour cette fois-ci). La tonalité de ce séjour est encore assez indéfinie pour moi, même plusieurs semaines plus tard. Plein de regrets, de belles images et de leçons pour la suite. Ne pas se renier, dire "non", faire passer ceux qui comptent vraiment pour moi en premier. Mais voilà, même en mauvaise compagnie, c'était un voyage magnifique, des endroits de (mes) rêves, plein de beauté sauvage, de solitude, de simplicité. J'y reviendrai, je prendrai mon temps, avec un (même modeste) plan de voyage, et l'envie de me trouver bien où je suis.

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03 janvier 2017

Road trip au Sud du Sud - (Partie 1)

La licorne du 31 décembre présageait-elle de quelque chose ? Le premier jour de l'année suivante s'est paré des couleurs de l'arc-en-ciel: c'est que la nuit avait été pluvieuse à Manapouri !

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On a donc remballé les tentes un peu humides et pris la route, la route touristiquement conseillée pour parcourir le coin: la Southern Scenic Route. L'idée étant que, pour encourager les visiteurs à descendre loin loin au Sud, pays de plus en plus vide, de plus en plus froid et où (selon les critères de certains, il n'y a "rien à faire"), le mieux est de dégoter un nom sympa et accrocheur, de lui faire un website, d'éditer quelques brochures, histoire de regrouper les infos touristiques ... et c'est parti pour les kilomètres ! Ben alors, on est partis...

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Depuis Manapouri, on a donc commencé par viser Tuatapere, au milieu de paysages sauvages et tourmentés, comme on les aime, avec quelques pauses "photos", évidemment. On a mangé dans un petit café, sur le bord de la route. Une bonne surprise: des choses simples et bonnes (de la soupe de potiron, relevée juste comme il faut, miam !), et le patron qui, à l'heure du café, prend les enfants par la main et les emmène droit au trésor caché dans le jardin juste à côté: des parterres de fraises, offertes à volonté aux petits cueilleurs avides ! 

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Et puis on reprend la route, vers le Sud, vers la mer, vers Orepuki, et à côté, la plage de Gemstone beach. Comme son nom l'indique, il semble que cette plage soit visitée pour les jolies pierres qu'on y trouve. Moi j'ai surtout aimé les couleurs de la mer et des falaises, les vagues, la solitude relative. Et je n'ai pas cherché de cailloux ...

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On a repris la route, passé Invercargill dont on n'a rien vu parce que le moment de se trouver un endroit où passer la nuit approchait. Le vent s'était franchement levé, les nuages s'accumulaient et ne promettaient rien de bon. Après un ou deux arrêts "camping complet" (et mon capital de résilience qui fondait comme neige au soleil), on a atterri à Oreti Beach, notre bonne étoile (qui ne nous quitte jamais finalement complètement) nous ayant dégoté une chambre dans un motel et évité un envol de tente nocturne ...

Même comme ça, la soirée a été orageuse (dans tous les sens du terme). Les dissensions avec nos compagnons de voyage ont culminé ce soir-là pour finir par nous mener à la rupture le lendemain matin.
La rupture engendrant la détente, nous avons pu poursuivre notre route en famille, enfin sereins ...

Et le lendemain, nous étions en route pour aller voir une grotte, la Cathedral Cave, qui s'ouvre sur une plage immense, accessible à marée basse.
C'était un point de visite (dans le livre), aussi n'étions nous pas seuls dans la descente vers la plage. Nous y avons donc fait une rencontre, avec qui nous avons partagé un grand moment: une grosse vague en pleine figure !
En entrant dans la grotte d'un côté, on peut en ressortir de l'autre, sous une immense arche de pierre, d'où son nom. Mais les vagues viennent lécher les pieds des visiteurs, l'air de rien, un peu, un peu, jusqu'à celle qu'on n'a pas vu venir, jusqu'au dernier moment. Elle nous a mis à terre, renversé les sacs et emporté Augustine jusque dans la grotte (ouf ! dans ce sens-là, pas vers le large !), quelques dizaines de mètres plus loin, sans qu'elle n'y puisse rien. On l'a retrouvée trempée des pieds à la tête, un peu choquée, mais sauve. Les Réunionais qui marchaient avec nous ont aussi eu leur lot de frayeur. Passée l'émotion, c'était une bonne occasion d'illustrer la puissance de l'eau (la vague n'était même pas haute, mais venait de loin avec beaucoup de force) et sa capacité de destruction ...

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Après une pause pic-nic ravigotante, on a longé la côte vers l'Est, jusqu'à Curio Bay, autre haut-lieu touristique, une baie un peu perdue de surf, de vent, de soleil ... Le vent soufflait très fort et les couleurs autour étaient fantastiques: toutes les tonalités de turquoise, le blanc pur des moutons sur la mer, le vert timide des herbes sur la pointe, le brun profond des roches...

Le long de la baie, il y a des rangées de bayfront villas, sur le chemin vers la pointe, un camping caché dans des forêts de très hautes touffes de plantes épaisses (protection contre le vent ?). Une fois sur la pointe, on était aspergés d'embruns, on voyait la baie, qui s'allongeait, de l'autre côté, les grosses vagues sur les rochers. Le soleil brillait, mais une fois dehors, le froid était piquant, il fallait les manteaux ! MonsieurPapa et les enfants ont marché vers la forêt pétrifiée et ont croisé quelques pingouins à oeil bleu au passage. Ils m'ont ramené, moi qui était restée dans la voiture à veiller MiniMan qui écrasait ferme, des photos d'enfants en tongs, encapuchonnés, sur des gros cailloux et des vagues qui explosaient dessus. Il parait que des dauphins viennent parfois batifoler dans les vagues de la plage, mais ce jour-là, ils avaient d'autres plans ...

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Pour le soir, on s'est perché sur une colline, dans un petit trou tout vert, on s'est mis un peu au chaud, on s'est fait plaisir ...

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Le lendemain, on a continué notre périple sur la côte, et comme MonsieurPapa voulait aller voir des animaux, alors on s'est dirigés vers Cannibal Bay et Surat Bay, deux anses réputées pour abriter des lions de mer, qui viennent s'y reposer, parfois. Il ne faisait pas bien beau, ni vraiment chaud, l'air était brumeux, la plage déserte, comme en hiver. On a marché en plissant les yeux. On a scruté les vagues, qui venaient en rangs serrés mourir à nos pieds, les enfants se sont un peu disputé pour les jumelles. Et puis, finalement, une ombre glissante est passée, un peu au loin, a ondulé dans les vagues avant de disparaître, vers l'estuaire. Au retour vers la voiture, il était sur le sable, massif, sombre, oublieux des quelque passants. Nous gardions nos distances, il n'a même pas bougé, l'énorme bête.

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À Surat Bay, on a pic-niqué et puis MonsieurPapa a retenté sa chance avec les grands enfants. Cette fois, il y avait deux ou trois lions de mer, qui prenaient la pose, baillaient, regardaient à droite et à gauche, jouaient de la nageoire ...
Magiques rencontres. Il m'a dit après que les enfants avaient eu un peu peur, quand même ...

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La suite, encore, c'était pour lui faire plaisir: aller voir la plage de Moeraki Boulders, celle avec les gros cailloux très parfaitement (et naturellement) ronds, dont il avait vu des photos quelque part.
Cela nous faisait monter un peu plus au nord que prévu, mais nous étions libres, alors, pourquoi pas. Alors on a continué à longer la côte, on a passé Dunedin, on a tracé la route, on n'a pas traîné, pour une fois. Une fois sur place, un petit parking près des dunes, il fallait descendre sur la plage et suivre les traces ! Il y avait quelques personnes qui, comme nous, regardent ces énormes blocs de rochers tout ronds, si ronds que ça en semble suspect ... On a joué aux billes géantes, aux "oeufs de dinosaures", à s'y percher (chacun le sien), à prendre des photos ...

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Celui-ci est cassé ...

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Voilà pour la première partie de notre road-trip dans le Sud du Sud !